
Malgré une augmentation plus faible que l'année dernière (25% au lieu de 29%), le chiffre d'affaire de Free reste au beau fixe à 1.995 milliard d'euros pour 4.456 millions d'abonnés au 31 décembre 2009.
Mais contrairement aux autres années, le taux de recrutement est loin d'être impressionnant. Entre les concurrents et les pertes d'abonnés Alice, l'année 2009 n'était pas un long fleuve tranquille.
Du côté d'Alice, les propos de Xavier Niel se veulent rassurants: loin de regretter son achat, il assure que nombre d'abonnés ont simplement glissé vers l'offre Free, alors même que l'offre de triple play à 20euros n'a pas trouvé son public. Pour 2010 l'objectif sera de terminer la migration des abonnés Alice sur le réseau Free et de mettre en place des actions qui limiteront le taux de désabonnement afin de consolider les résultats positifs de la filiale.
Fort de ses résultat, Iliad confirme ses projets de déploiement de la fibre optique en prévoyant d'investir 200 millions d'euros afin d'obtenir 14 millions de prises raccordables d'ici 2012. Du côté de Free Mobile, les premieres offres seront proposées début 2012, avec un objectif de 27% de couverture 3G et un investissement de 200 millions d'euros également.
Mais pour Xavier Niel, 2010 devra aussi apporter des réponses aux derniers soucis rencontrés par la société: les procédures lancées par l'UFE Que Choisir, qui, d'après l'opérateur, risquent de faire augmenter les tarifs de l'abonnement ADSL: "
C'est un peu de l'acharnement contre nous. Surtout, nous avons eu toujours moins de clauses abusives que la concurrence. Ils dénoncent par exemple le fait que nous évitons d'envoyer des factures en papier, je ne suis pas sûr que ce problème soit central. Ils continuent à nous taper dessus mais au final, leur stratégie va se retourner contre le consommateur. Leur acharnement va provoquer une hausse des prix du triple-play" ou encore le financement du coût de la loi Hadopi, que l'opérateur estime à 70 millions d'euros par an: "
Tant que l'Etat ne financera pas le coût de la loi pour les FAI, à savoir 70 millions d'euros par an, nous ne bougerons pas. Nous ne ferons rien tant au niveau du filtrage que de la surveillance, surveillance à laquelle nous sommes totalement opposés".