Notre partenaire l'association SOS Internautes, en collaboration avec le Collectif des Numéricâblés: Misericable, dénoncent dans leur communiqué: "EstVideo à l'âge de glace..." les quotas d'échange de données, limités à 10, 20 ou 30 gigaoctets selon les abonnements, les dépassements étant ajoutés sur la facture des abonnés. Cependant, le câblo-opérateur EstVideo ne permet pas à ses clients un contrôle en temps réel de leur consommation, celle-ci est consultable avec un retard de deux à trois jours !
Signalons également, que dans la récente offre Noos-Numéricâble (accès à 100 mégabits par seconde) les quotas sont réinstaurés !
Le communiqué:
EstVideo à l'âge de glace...
Il y a un peu plus d'un an, Numéricâble tentait de faire avaler la pilule des quotas à ses clients (volume limité de données en émission et réception). Cependant, le câblo-opérateur n'avait pas les moyens de mettre en place un système de mesure de l'échange des données. Ils commencèrent malgré tout à appliquer le principe des quotas... n'ayant toutefois aucun moyen de surfacturer leurs clients, ceux-ci étaient dans l'impossibilité de contrôler le volume d'échange en temps réel.
Numéricâble proposa ensuite l' "Option Liberté" qui, pour 10 euros de plus par mois (rappelons-le, sur une offre Internet bien plus élevée à l'époque que n'importe quel autre FAI) "permettrait" un volume d'échange illimité - ce qui correspond à "offrir" à ses abonnés ce que l'on appelle communément "l'Internet Illimité"! Sachant que leur offre était déjà censée être illimitée !
Les clients qui optèrent pour cette "fameuse" option allaient donc payer 10 euros supplémentaires par mois afin de se retrouver en "vrai" illimité... alors que le câblo-opérateur n'était toujours pas capable de mesurer les volumes échangés (download / upload). Une fâcheuse maladresse de Numéricâble...
Les abonnés mécontents de se faire "ponctionner", se sont alors rassemblés en un Collectif sous la désignation Misericable (actuellement partenaire de l'association SOS Internautes). Face à la pression des abonnés, à l'augmentation des résiliations et à l'incapacité de mesurer ce qu'ils voulaient facturer, quelques mois plus tard Numéricâble faisait marche arrière et supprimait définitivement (?) le principe de "quotas", tout comme AOL le fit plusieurs années auparavant (AOL avait déjà compris qu'il était totalement inutile de limiter ses abonnés).
Aujourd'hui, c'est au tour de la société EstVidéo (appartenant au groupe UPC-Noos / Numéricâble, détenu par Cinven et Altice) de persister à imposer des quotas à ses abonnés. A ce jour, aucun moyen fiable de mesure n'est mis à disposition de ces derniers. C'est bien là où le bât blesse, puisque les clients sont de plus en plus nombreux à se plaindre du manque d'information et à dénoncer l'opacité de ce système. Inévitablement, comme bien souvent, ils se heurtent au mutisme de leur fournisseur d'accès à Internet.
Nous trouvons intolérable de faire payer aux abonnés un dépassement d'échange de volume de données (chaque tranche supplémentaire de 10 Go est facturée 10 euros) alors que EstVideo s'avère incapable d'identifier ce surplus.
Quelles sont réellement les motivations de EstVidéo... réaliser des profits ?
Pensent-ils réussir là où tous les autres FAI qui ont tenté d'imposer des quotas ont échoué ?
A l'heure du Très Haut Débit, alors que le volume d'échange de données sur Internet est en constante augmentation, prennent-ils conscience qu'eux seuls (les câblo-opérateurs) réussiront à imposer leurs quotas, sans être confrontés à la moindre résistance ?
Misericable et l'association SOS Internautes dénoncent ces exactions, ces tentatives désespérées de soutirer quelques euros supplémentaires à leurs abonnés ainsi que la non mise à jour quotidienne des dépassements de forfait.
Nous réclamons le Retrait pur et simple de tout système de quotas chez Est-Video.
Misericable / SOS Internautes