
Les autorités de la concurrence viennent de donner leur accord pour la fusion entre
Neuf Telecom et
Cegetel. La nouvelle entreprise conservera pendant quelques mois encore le nom de
Neuf Cegetel. Dès la semaine du 22 août prochain, un conseil d'administration se réunira sous l'égide de Jacques Veyrat, l'actuel président du Neuf, afin d'entériner la nomination des dirigeants du futur ensemble.
Jacques Veyrat pilotera vraisemblablement cette nouvelle entité, il conservera, au poste de directeur général, son actuel bras droit François Paulin. Apparemment, aucun membre de Cegetel n'est pressenti pour "
faire partie du premier cercle des collaborateurs de Jacques Veyrat".
Neuf Cegetel, premier opérateur alternatifNeuf Cegetel devient ainsi un sérieux concurrent pour France Télécom, en particulier sur le marché de l'entreprise (16 % pour Neuf Cegetel, alors que tous les autres opérateurs alternatifs réunis ne représentent que 9 % de parts de marché) et se positionne à la première place en tant qu'opérateur alternatif.
Neuf Cegetel a réalisé 2,5 milliards de chiffre d'affaires (19 milliards pour France Télécom), grâce à cette fusion, la couverture géographique s'étend sur 70 % du territoire et représente une force bien plus solide face aux offres de France Télécom et de Free. Par ailleurs, d'ici à mi-2007, le nouvel ensemble espère gagner environ 4 millions de clients et doubler ses abonnés haut débit qui sont de 1 million aujourd'hui. Son offre triple play (Internet, téléphonie et télévision) reste au coeur de sa stratégie. En outre, Neuf Cegetel lancera avant la fin de l'année une offre de téléphonie mobile comme opérateur virtuel (MVNO) en accord avec SFR.
Cependant, ce rapprochement devra passer par une nouvelle organisation des emplois et la mise en place d'un plan de départ sur la base du volontariat. Parmi les 3800 salariés des deux groupes, Jacques Veyrat envisage le départ de plus de 800 personnes et prévoit de leur verser deux années de salaire. "Nous avons intérêt à nous alléger au maximum", en ajoutant prudemment que, s'"il y a peu de candidats au départ, personne ne les forcera".
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