3. Les technologies concurrentes et les remplaçants de l’ADSL Alors que l’ADSL 1 est en fin de vie, les opérateurs et leur département, Recherche et Développement, effectuent déjà des tests et préparent le remplacement de la technologie ADSL.
En lisse, le SDSL, VDSL et bien sur la Fibre Optique (FTTH) en particulier pour les agglomérations mais aussi le WiMAX et le CPL. Quelle technologie remplacera l’ADSL ? Pour quels débits ? Dans quels délais ? Jusqu'à quelle distance ces technologies fonctionnent elles ?
3.1 Le SDSLCette technologie n’est pas nouvelle et existe déjà en France mais reste peu exploité et confiné au seul secteur professionnel.
Le SDSL (Symetric Digital Subscriber Line) a pour principale caractéristique, d’avoir des débits égaux en réception (téléchargement) et envoie de donnée (Upload) à l’inverse de l’ADSL (A pour Asymétrique). Pour le moment, les débits proposés par les différents opérateurs se situent entre 0.3 et 2 Mbits. Mais plusieurs opérateurs tel que EasyNet proposent du 4 Mbits.
Taux de couverture pour une offre 2MbEn général, ces offres étant réservées aux professionnels, les débits sont garantis par les FAI, ce qui engendre des tarifs exorbitants compris entre les 180 et 1590 Euros HT par mois. Il faut aussi compter des frais de mise en service élevés évalués en moyenne à 600 Euros HT. Les débits théoriques maximum de cette technologie se situent à 2 Mbits en Down et Upload. Mais plusieurs FAI ont développé des offres 4 Mbits en combinant deux paires de cuivres au lieu d’une.
La distance maximale de portée de cette technologie par rapport au serveur est d’environ 3 Km. A partir de 2 Km, cette technologie perd de son intérêt. Ses principaux concurrents en France sont les liaisons louées tel que le Numeris, qui n’est valable que pour de petits besoins ou du à une trop grande distance du serveur.
3.2 Le VDSLLe VDSL (Very high bite rate DSL) n’est pas une technologie très ancienne et a déjà été adopté par certains pays tel que la Belgique. Au niveau des débits, ils sont nettement plus importants que ceux prévus par l’ADSL, atteignant en théorie les 55 Mbits en réception et les 2.5 Mbits en upload. Par contre, au niveau des distances serveur client, ils sont relativement faibles : Lorsque l’on parle de 50 Mbits ce sont les débits théoriques maximals que l’on peut atteindre sur des lignes de 300 mètres seulement. Sur un rayon de 1 Km, les débits descendent aux alentours des 25 Mbits et pour 2 Km vers les 12 Mbits en réception. Au delà, cette technologie n’est plus avantageuse…

De nombreux tests de cette technologie ont déjà été effectués en France par l’opérateur historique sur de grandes agglomérations. En conclusion, ce système est adapté pour des flux vidéo mais peu de chanceux y auraient accès.
Le VDSL2 est quant à lui aussi prévu pour un petit peu plus tard, promettant des débits allant jusqu'à 100 Mb/s en réception, s'appuyant sûrement sur une architecture réseau constituée de fibres optiques.
3.3 La Fibre Optique (FTTH)Comme chacun le sait, cette technologie permet des débits extrêmement importants de l’ordre de plusieurs Gigabits. Pouvant être établis sur des distances extrêmement longues. Cette solution semble parfaite pour les connexions réseau Ultra Haut Débit.
Mais, malheureusement, les coûts d’installation restent trop importants pour un déploiement sur un grand territoire et une densité de population peu importante.

Pour le moment, seul le Japon, ayant une concentration maximale de population, rend exploitable cette solution. Mais il est possible, que les zones de grandes agglomérations et d’activité commerciales et/ou industrielles importantes, voient apparaître, sous quelques années, un réseau plus développé de Fibre Optique. France Télécom annonce d’ailleurs, pour les entreprises, très prochainement des débits de 100 Mbits (voire plus).
Pour plus d’information sur cette technologie, consulter le dossier conçu par ZoneHD :
Cliquez ici .
3.4 AutresParmi les technologies d’avenir, le CPL, encore en développement, promet d’importants débits et pourrait être la technologie phare des paysages ruraux et zones éloignées : Des débits de l’ordre de 250 Mbits sont déjà annoncées par différents opérateurs.
Ne nécessitant aucune installation particulière entre l’arrivée de l’Internet et le lieu de la connexion du client, confère un avantage important à la technologie des réseaux électriques.
La technologie WiMAX, lui aussi en cours de recherche et de déploiement, a un brillant avenir. Pour rappel, cette technologie sans fils fonctionnent sur une zone de plusieurs kilomètres, est le concurrent direct sur les zones peu peuplées.
Théoriquement, le Wimax 802.16a permet d’atteindre 70 Mbits sur une distance environnante de 50 Km. Mais les débits attendus, en pratique, d’ici peu, sont de 12 Mbits sur un rayon de 20 Km. La dernière version du Wimax est la 802.16e, qui devrait voir le jour en France dans les prochains mois…